L’Iran dénonce une fuite en avant de la France

Taghrib (APT)
La diplomatie iranienne a réagi par la voix de son porte-parole aux propos anti-iraniens tenus lors de la rencontre du président français Emmanuel Macron avec le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, à Paris.
date de publication : Thursday 12 April 2018 19:45
Code d'article: 324354
 
L’Iran dénonce une fuite en avant de la France
 
« Ceux qui figurent sur la liste des dictateurs criminels aux côtés des dictateurs déboulonnés tels que Saddam Hussein, doivent savoir que les accusations, les allégations sans fondement et leur fuite en avant ne peuvent pas masquer les réalités du monde. Les gouvernements et les nations de la région suivent de près les évolutions et sont conscients du rôle des pays qui propagent la violence et financent les terroristes et les extrémistes », a déclaré Bahram Qassemi.
 
« On voit parfaitement que le fanatisme de Daech et d'al-Qaïda est bâti sur les décombres des États faillis ou défaillants de la région et de leurs alliés internationaux. Ces crimes sont ineffaçables », a-t-il souligné.

Invitant ces pays, qui soutiennent les groupes terroristes, à tirer les leçons du sort de l'ex-dictateur irakien Saddam Hussein, abandonné par son peuple et délaissé et trahi par ses propres alliés à l’extérieur, le porte-parole de la diplomatie iranienne a déclaré que « la sécurité n'est pas à acheter avec des centaines de milliards de dollars et à importer dans les pays par les armes ». 

Ce qu'il faut retenir est que le phénomène récent du terrorisme à prétention religieuse est le résultat direct des politiques impérialistes et colonialistes des grandes puissances occidentales et de leurs alliés régionaux.

"L’Arabie saoudite est l'incarnation même du "crime". Aux côtés de son allié organique, Israël, Riyad a opté pour des politiques basées sur la concurrence erronée et l'ingérence directe dans les affaires intérieures d'autrui. Elles suscitent la guerre, l’instabilité et le chaos, comme c'est le cas au Yémen, et ne mèneront qu’au même sort de Saddam", a-t-il indiqué.

Qassemi a fini par exhorter les autorités françaises à avertir leur "invité de marque" [Ben Salmane] d'une telle destinée.
Share/Save/Bookmark