Début du procès de cinq hommes accusé de terrorisme en France

Taghrib (APT)
Entre 2013 et 2014, la petite ville de Lunel, au sud de la France, avait vu une vingtaine de ses jeunes partir pour la rébellion en Syrie. Le procès de cinq hommes s'est ouvert jeudi à Paris, en l'absence du gros des troupes, morts ou toujours en Syrie.
date de publication : Thursday 5 April 2018 19:05
Code d'article: 322847
 
Début du procès de cinq hommes accusé de terrorisme en France
Devant une salle comble, trois de ces cinq hommes ont pris place dans le box des prévenus: Hamza Mosli, Adil Barki et Ali Abdoumi, tous bruns aux cheveux courts.

Deux autres comparaissent libres, sous contrôle judiciaire: Jawad S. et Saad B..

Cette vague de départs, échelonnés entre 2013 et 2014, fut l'une des plus importantes de France, à l'échelle de cette commune de 26.000 habitants. Elle a fait de Lunel un symbole de l'ampleur du phénomène extrémiste jusque dans de petites villes françaises.

Les "enfants perdus" de Lunel, partis en Syrie en famille ou entre amis, avaient d'abord rejoint le Jaysh Mohamed ("l'armée de Mahomet"), un groupe armé proche du Front Al-Nosra, alors allié à Al-Qaïda. Puis l'organisation Daech.

La plupart de ces jeunes nourris de propagande étaient amis de longue date des réunions sur la religion ou le snack "Le Bahut" tenu par Abdelkarim, le premier à avoir pris la route de la rébellion.

Quinze ne sont jamais rentrés et font toujours l'objet de mandats d'arrêt. Ils sont présumés morts en Syrie pour au moins huit d'entre eux, toujours en vie là-bas pour les autres.

Âgés de 29 à 47 ans, les cinq prévenus, jugés pour association de malfaiteurs terroriste, avaient été interpellés fin janvier 2015.

 
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