La grande espérance des amoureux du football en Irak au vendredi

Taghrib (APT)
Tous les regards des amoureux et responsables du football irakien seront tournés vendredi vers Bogota, où le conseil de la Fifa doit décider du sort du pays, interdit depuis les années 1990 d'accueillir des matches officiels.
date de publication : Thursday 15 March 2018 15:12
Code d'article: 318550
 
La grande espérance des amoureux du football en Irak au vendredi
Depuis des années, l'Irak construit des stades et multiplie les appels du pied aux vedettes et instances dirigeantes du football pour tenter de revenir dans le jeu.
 
Mais, au milieu de l'optimisme de rigueur affiché par tous, certaines voix soufflent que la décision pourrait ne pas être à la hauteur des espérances irakiennes ou être de nouveau renvoyée à plus tard.

Car les matches des anciennes légendes du ballon rond ou les soutiens répétés de personnalités arabes du football mondial pourraient ne pas suffire face à la Fédération internationale (Fifa), qui fait de la sécurité sa préoccupation première.

Ses enquêteurs évaluent de façon indépendante la situation de chaque pays où des matches internationaux sont tenus.

Guerres à répétition, embargo puis invasion sous le régime de Saddam Hussein, violences confessionnelles et attaques terroristes par la suite: la situation sécuritaire de l'Irak ces dernières décennies les avait poussés à interdire toute rencontre officielle dans le pays, forçant l'équipe nationale et les clubs irakiens à s'exiler.

En 2012, la Fifa avait bien levé sa sanction. Mais dès le premier match international organisé --Irak-Jordanie à Erbil, au Kurdistan--, une coupure d'électricité l'avait forcée à rétro-pédaler.

Finalement, l'instance suprême du football mondial a consenti la même année à autoriser, "sous réserve que la situation reste stable", des matches amicaux, dans trois stades seulement: Erbil, Bassora et Kerbala.

L'Irak, depuis, réclame régulièrement que la situation soit réévaluée. Il est parvenu à faire réinscrire la question à l'ordre du jour du Conseil de la Fifa... en avant-dernier point.

Pour certains, cela pourrait signifier que la question sera renvoyée à l'examen du Congrès de la Fifa, prévu en juin en Russie. "Si cela arrivait, ce serait évidemment un signal négatif", reconnaît le responsable média du ministère de la Jeunesse et des Sports, Ali al-Atouani.

 
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