Algérie: la plus jeune condamnée à mort de la guerre d’indépendance, n’est plus

Taghrib (APT)
Elle a rendu son dernier soupir hier, à l’âge de 79 ans, au terme d’une existence jalonnée d’épreuves, au cours de laquelle son courage, son abnégation et sa combativité forcèrent l’admiration de tous, la moudjahida Djouher Akrour n’est plus, mais son souvenir impérissable restera gravé dans les mémoires et les coeurs.
date de publication : Sunday 11 March 2018 15:14
Code d'article: 317483
 
Algérie: la plus jeune condamnée à mort de la guerre d’indépendance, n’est plus
Entrée dans l’histoire de l’Algérie en tant que plus jeune condamnée à mort durant la guerre d’indépendance, cette figure marquante de la révolution, née à Alger en 1939, qui oeuvra, dès l’âge de 18 ans, à la libération de son pays au péril de sa vie, fut arrêtée en 1957. Avant qu’un verdict sans appel ne tombât sur elle comme un couperet, elle fut longuement torturée dans des geôles infâmes des Français.
 
Après l’indépendance, Djaouher Akrour, restée fidèle à elle-même et animée par des convictions inébranlables, déploya une formidable énergie pour apporter sa pierre à l’édifice algérien, honorant ainsi son serment prêté à ses compagnons de lutte. Elle occupa différentes fonctions dont, en dernier, celle de membre du secrétariat national de l’Organisation nationale des moudjahidine, chargée des ayant-droits du chahid et du moudjahid.

Un vibrant hommage posthume lui a été rendu sur les réseaux sociaux.
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