Le régime israélien multiplie ses menaces contre l'Iran

Taghrib (APT)
Les mises en garde contre l'Iran se sont multipliées dimanche en Israël, au lendemain de la perte rarissime d'un avion israélien et de raids aériens contre des cibles militaire en Syrie, renforçant les craintes d'un embrasement supplémentaire dans ce pays ravagé par la guerre.
date de publication : Monday 12 February 2018 15:59
Code d'article: 311747
 
Le régime israélien multiplie ses menaces contre l
Dans un communiqué, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est félicité d'avoir porté un "coup sévère aux forces iraniennes et syriennes", en référence aux développements de la veille, qui constituent la pire confrontation avec Téhéran et Damas depuis le début du conflit syrien en 2011.
 
"Nous continuerons à frapper tous ceux qui tentent de nous attaquer", a-t-il ajouté.

Selon la version israélienne, un drone piloté à distance par des Iraniens basés en Syrie a pénétré samedi avant l'aube dans l'espace aérien israélien, où il a été abattu. En représailles, l'aviation israélienne a attaqué la base "iranienne" d'où était parti le drone.

Un des appareils israéliens ayant participé à l'opération a toutefois été touché par la défense anti-aérienne syrienne, un fait rarissime, avant de s'écraser en territoire israélien.

Les deux pilotes ont été hospitalisés. L'un d'eux, grièvement blessé, a été opéré et son état s'est depuis amélioré, selon l'armée.

Dimanche, les responsables politiques et militaires ainsi que les commentateurs ont tous mis l'accent sur le précédent créé par ces affrontements.

"Première confrontation militaire directe entre Israël et l'Iran", "Journée de combat avec l'Iran", ont ainsi titré les quotidiens Maariv et Yédiot Aharanot.

Les médias ont aussi insisté sur le fait que le F-16 détruit était le premier appareil israélien abattu depuis la guerre au Liban en 1982.

Cet avion a été atteint en territoire israélien par un missile tiré de Syrie, preuve que "les missiles ne connaissent pas de frontière", a relevé sur la radio militaire le général Amnon Ein Dar, de l'armée de l'air.

Selon des experts, le drone intercepté sur le territoire israélien est le premier à avoir été directement guidé par des Iraniens, engagés militairement en Syrie aux côté du régime.

Le porte-parole de l'armée israélienne, Jonathan Conricus, a affirmé dimanche que le drone était une copie d'un modèle américain saisie par l'Iran en 2011 selon les analyses des débris.

Selon la radio militaire, l'armée israélienne a renforcé ses défenses anti-aériennes dans le nord, face au Liban et à la Syrie.

En Israël, peu de voix se sont élevées pour critiquer les derniers raids israéliens, à l'exception du général de réserve Amiram Levin.

"Il aurait fallu se contenter d'abattre le drone qui a pénétré dans notre espace aérien. Un pays qui est sûr de lui n'a pas à fixer publiquement des lignes rouges car cela reflète une panique", a affirmé cet ancien commandant de la région militaire nord.

Faisant allusion aux enquêtes sur des soupçons de corruption présumée impliquant Benjamin Netanyahu, il a exprimé l'espoir que les opérations de l'armée israélienne n'aient "pas obéi à d'autres motifs" que l'impératif militaire.

L'armée israélienne n'a pas précisé comment elle a appris que le drone est lancé par les Iraniens.
 
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