Le régime hébreu expulse les migrants africains

Taghrib (APT)
Les autorités israéliennes ont commencé dimanche à distribuer des lettres à des milliers de migrants africains en situation irrégulière, leur ordonnant de partir d'ici la fin du mois de mars sous peine d'être emprisonnés, selon une porte-parole du service de l'Immigration.
date de publication : Monday 5 February 2018 15:59
Code d'article: 310280
 
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé début janvier la mise en place d'un plan de départ d'environ 38.000 immigrés clandestins, principalement des Érythréens et des Soudanais.

Selon ce plan controversé, le gouvernement leur propose de partir "volontairement" avec un pécule de 3.500 dollars (2.800 euros) d'ici fin mars sous peine d'être arrêtés et détenus jusqu'à ce qu'ils acceptent de quitter le pays.

Pour l'instant les lettres n'ont été adressées qu'à des hommes seuls, selon des responsables.

Le ministère de l'Intérieur a assuré que les mineurs, les femmes et les parents de mineurs ne seront pas concernés par le plan du gouvernement. Selon les chiffres de l'Autorité et de l'Emigration du ministère de l'Intérieur, 4.000 enfants sont également en situation irrégulière en plus des 38.000 adultes.

Le quotidien israélien Haaretz a affirmé de son côté qu'entre 15.000 à 20.000 sont concernés par un départ à court terme.

Les migrants visés sont pour la plupart entrés illégalement en Israël via le Sinaï égyptien à compter de 2007. Ce flux a été stoppé avec la construction par le régime hébreu d'une clôture électronique le long de la frontière avec l'Egypte.

Le Premier ministre n'a pas précisé vers quel pays ces personnes pourraient être expulsées, sachant qu'Israël reconnaît tacitement qu'elles ne peuvent être renvoyées au Soudan ou en Erythrée sans mettre leur vie en danger.

L’Ouganda et le Rwanda ont été cités par des organisations israéliennes d'aide aux migrants, mais ces deux pays ont démenti.
 
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