L'ONU réclame une reprise de l'aide transfrontalière en Syrie

Taghrib (APT)
Au cours du mois de janvier, ni les organismes humanitaires de l'ONU ni leurs partenaires n'ont été en mesure d'emprunter, depuis la Jordanie, l'Irak et la Turquie, les postes-frontière agréés pour acheminer en Syrie l'aide à la population en détresse, a souligné mardi, devant le Conseil de sécurité, la sous-secrétaire générale aux affaires humanitaires de l'ONU, Ursula Mueller, citée par un communiqué.
date de publication : Wednesday 31 January 2018 11:57
Code d'article: 309204
 
"Pas un seul convoi n'a été en mesure d'être déployé", a insisté Mme Mueller, qui est également vice-coordonnatrice des secours d'urgence de l'ONU. Pourtant, le 19 décembre dernier, le Conseil avait, par sa résolution 2393 (2017), autorisé "pour une nouvelle année" courant jusqu'au 10 janvier 2019, ces organismes à utiliser les points de passage en question, cinq au total, et prorogé le mécanisme de surveillance de l'acheminement de l'aide transfrontalière humanitaire en Syrie.

"Les discussions ont bloqué sur la demande de baisser le nombre des destinataires de l'aide, et de séparer les convois d'une façon qui ne nous permettrait pas de fournir des denrées alimentaires ou autres articles de première nécessité. Nos livraisons doivent continuer d'être basées sur les principes humanitaires et le droit humanitaire international, et en toute impartialité sur les besoins des civils syriens", a expliqué la haut-fonctionnaire.

Ils sont aujourd'hui 13,1 millions à nécessiter une protection et une assistance humanitaire, dont 6,1 millions de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, et environ 5,5 millions de personnes réfugiés dans des pays voisins, a précisé Mme Mueller.

 
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