Sauvtage d'une alpiniste française au Pakistan

Taghrib (APT)
Une alpiniste française a été secourue dans un sauvetage épique avec une ascension sans précédent menée de nuit sur le Nanga Parbat dans la partie pakistanaise de l'Himalaya, surnommée la "montagne tueuse", mais les recherches ont été suspendues dimanche concernant un grimpeur polonais.
date de publication : Sunday 28 January 2018 15:46
Code d'article: 308589
 
La Française Elisabeth Revol a pu être sauvée dans cette expédition périlleuse lancée samedi après-midi par des alpinistes polonais appuyés par l'armée pakistanaise qui n'a cependant pas été en mesure d'atteindre le Polonais Tomek Mackiewicz.

Le sauvetage de Tomek n'est "malheureusement pas possible, parce que le temps et l'altitude mettraient en danger la vie des sauveteurs", a déclaré un ami d'Elisabeth Revol, Ludovic Giambiasi, sur Facebook.

"C'est une décision terrible et douloureuse. Nous sommes profondément tristes", a-t-il ajouté.

Quatre alpinistes avaient été acheminés pour cette mission de sauvetage par voie aérienne par l'armée pakistanaise depuis le camp de base du K2, deuxième plus haut sommet du monde derrière l'Everest mais souvent considéré comme plus complexe à gravir que ce dernier.

"Les grimpeurs du K2 qui ont stoppé leurs efforts historiques pour réaliser l'ascension hivernale du K2 vont redescendre avec Elisabeth Revol. Une vie sauvée", a déclaré dimanche dans un communiqué Karar Haideri, porte-parole du Club alpin du Pakistan.

L'alpiniste pakistanais Karim Shah, qui est en contact avec les membres de cette expédition, a affirmé que ce sauvetage était sans précédent dans l'histoire de l'alpinisme. Les sauveteurs ont gravi sans corde fixe et de nuit 1.200 mètres par une route très difficile.

"Personne n'avait auparavant fait une telle ascension", a-t-il expliqué à l'AFP. "La plupart des gens mettent deux ou trois jours pour le faire et ils ont mis huit heures dans l'obscurité."

L'équipe est en train d'être évacuée par hélicoptère après une descente de cinq heures et demi dimanche matin de la montagne jusqu'au Camp Un du Nanga Parbat, d'où ils doivent être emmenés à l'hôpital de Skardu, ville de la région de Gilgit-Baltistan.

 
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