L'armée turque continue son offensive contre les groupes armés soutenus par les Etats-Unis

Taghrib (APT)
L'Offensive de l'armée turque en Syrie entre dans la deuxième semaine et risque de s'intensifier selon les propos du président turc.
date de publication : Saturday 27 January 2018 11:34
Code d'article: 308305
 
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Des manifestations pro-kurdes sont prévues samedi à Cologne, en Allemagne, et à Paris.

Vendredi, le chef de l'Etat turc a promis de lancer ses forces contre la ville de Minbej, où Washington a déployé des troupes, puis de pousser vers l'est "jusqu'à la frontière irakienne".

L'offensive turque, menée dans la région d'Afrine (nord-ouest de la Syrie), vise les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde considérée comme "terroriste" par Ankara, mais alliée des Etats-Unis.

Alors que des soldats turcs et des rebelles syriens soutenus par Ankara tentent depuis samedi d'enfoncer les lignes kurdes, l'administration semi-autonome d'Afrine a exhorté jeudi le régime de Damas à intervenir pour empêcher les assauts.

Cette opération turque a renforcé les tensions déjà vives entre Ankara et Washington, qu'un entretien téléphonique mercredi entre M. Erdogan et le président américain Donald Trump n'a pas permis d'apaiser.

Les déclarations de M. Erdogan vendredi risquent de jeter encore de l'huile sur le feu. Minbej, qu'il a promis de "nettoyer", est une ville tenue par les YPG à une centaine de kilomètres à l'est d'Afrine, et où plusieurs centaines de militaires américains sont déployés.

- 'Bord du précipice' -

Avec les menaces de M. Erdogan contre Minbej, "une confrontation militaire directe entre l'armée turque et les forces américaines est possible", prévient Anthony Skinner, analyste du cabinet de consultants en risques Verisk Maplecroft pour qui les relations entre Ankara et Washington sont "au bord du précipice".

Les profonds désaccords entre la Turquie et les Etats-Unis sur les YPG empoisonnent depuis plus d'un an les relations entre ces deux alliés au sein de l'Otan.

Lors d'un entretien mercredi avec M. Erdogan, M. Trump a "exhorté la Turquie à réduire et limiter ses actions militaires" et demandé d'éviter "toute action qui risquerait de provoquer un affrontement entre les forces turques et américaines", selon la Maison Blanche.

"Certains nous demandent avec insistance de faire en sorte que cette opération soit courte (...) Attendez, ça ne fait que sept jours !", a lancé vendredi M. Erdogan.

"Nous irons jusqu'au bout", a insisté vendredi le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu. "Nous interviendrons contre l'organisation terroriste et nous l'éliminerons, où qu'elle soit", a-t-il ajouté.

Vendredi, au septième jour de l'offensive turque baptisée "Rameau d'olivier", l'artillerie d'Ankara déployée à la frontière syrienne a repris son pilonnage des positions des YPG à Afrine, selon l'agence de presse étatique Anadolu.

"Notre but est de nettoyer la région des terroristes. Nous ne voulons pas de terroristes dans notre pays", déclare à l'AFP Ali Yassin, un combattant syrien à Azaz, ville située à 20 km l'est de la ville d'Afrine et tenue par des rebelles soutenus par Ankara.

 
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