Nigéria réprime les manifestations qui réclament la libération des filles de Chibok

Taghrib (APT)
Plusieurs membres du groupe Bring Back Our Girls (BBOG), ont été détenus dans la matinée pour avoir manifesté à Abuja, la capitale fédérale, selon la coordinatrice de BBOG, Aisha Yesufu.
date de publication : Wednesday 24 January 2018 12:08
Code d'article: 307695
 
Nigéria réprime les manifestations qui réclament la libération des filles de Chibok
La police nigériane a détenu brièvement mardi des militants qui manifestaient pour demander la libération des lycéennes de Chibok enlevées par le groupe terroriste Boko Haram en 2014, a affirmé une responsable du mouvement de soutien aux jeunes filles.
 
Le mouvement organise régulièrement des manifestations à Abuja et à Lagos pour appeler le gouvernement à obtenir la libération de celles des jeunes filles enlevées le 14 avril 2014 par Boko Haram dans la ville de Chibok (nord-est) et qui sont toujours en captivité.

"La police nigériane a décidé de nous arrêter, d'arrêter des citoyens innocents qui sont sortis pour réclamer la libération des filles enlevées depuis près de quatre ans", a déclaré Mme Yesufu à l'AFP.
 
La police nigériane a affirmé que plusieurs militants avaient été conduits au commissariat, parce qu'ils s'étaient "comporté violemment" pendant la manifestation.

Les insurgés de Boko Haram avaient enlevé 276 lycéennes de Chibok, déclenchant une vague d'indignation internationale et attirant l'attention du monde sur le conflit qui ravage le nord-est du Nigeria depuis près de dix ans.

Les jeunes captives sont devenues le symbole de l'insurrection sanglante menée par Boko Haram.

 
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