Les Palestiniens appellent à manifester après la visite du vice-président américain

Taghrib (APT)
Le vice-président américain qui a fini sa tournée au Proche-Orient en tenant des discours de déférence envers le régime sioniste et l'âme juive a povoqué une grandes provocation auprès les Palestineisn.
date de publication : Tuesday 23 January 2018 14:47
Code d'article: 307498
 
M. Pence devrait à nouveau combler d'aise les Israéliens en se rendant au mémorial de la Shoah, puis au mur des Lamentations, au lendemain de ce que le journal progouvernemental Israel Hayom qualifie de "discours historique le plus amical envers Israël jamais prononcé à la Knesset", le Parlement israélien.

Le quotidien de gauche Haaretz parle, lui, de "l'un des discours - peut-être vaudrait-il mieux dire sermons - les plus éhontément sionistes" prononcés à ce jour à la Knesset.

M. Pence s'est attiré lundi une standing ovation des députés et des ministres réunis au parlement israélien en annonçant que les Etats-Unis ouvriraient leur ambassade à Jérusalem avant fin 2019.

"Aucun vice-président américain n'a fait plus pour Israël et son peuple", a dit le Premier ministre israélien.

- 'Cadeau aux extrémistes' -
En annonçant le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem avant fin 2019, M. Pence donne suite à une décision qui a provoqué le courroux palestinien et la réprobation internationale: la reconnaissance par les Etats-Unis de Al-Qods (Jérusalem) comme capitale d'Israël.

Avec cette annonce unilatérale le 6 décembre, le président Donald Trump a rompu avec des décennies de consensus international refusant de reconnaître Al-Qods (Jérusalem) comme capitale tant que le statut de la ville trois fois sainte, l'une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien, n'aurait pas été réglé par la négociation.

Dix-huit Palestiniens ont été tués dans des violences depuis.

Israël qui s'est emparé de Al-Qods (Jérusalem-Est) par la force en 1967 l'a annexée et proclame toute la ville sa capitale indivisible. L'annexion est illégale pour l'ONU. Les Palestiniens revendiquent Al-Qods (Jérusalem-Est) comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

La direction palestinienne a vite dénoncé le "discours messianique" de M. Pence, un "cadeau fait aux extrémistes" et la preuve que l'administration américaine "fait partie du problème et non pas de la solution".

Pour les Palestiniens, M. Trump a atteint le 6 décembre le summum du parti pris pro-israélien, et discrédité les Etats-Unis dans le rôle de médiateur de l'effort de paix.

Mahmoud Abbas a gelé les contacts avec les officiels américains, cherchant ailleurs des soutiens dans sa quête d'un Etat indépendant. Fait exceptionnel, M. Pence ne devait rencontrer aucun responsable palestinien au cours de cette courte tournée qui l'a emmené auparavant en Egypte et en Jordanie.

- Sur les pas de Trump -
Différentes organisations palestiniennes ont appelé à la manifestation et à la grève générale mardi en Cisjordanie, territoire adjacent à Al-Qods (Jérusalem) et occupé par Israël depuis 1967. M. Pence "n'est pas le bienvenu à Al-Qods (Jérusalem)", ont-elles dit dans un communiqué.

 
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